mardi 17 mai 2011

Les plaisirs démodés

Dans mon monde à moi, l’univers est un amalgame parfait des belles choses d’autrefois et des créations du présent. Parfois, j’ai peur qu’on oublie tout ce que nos ancêtres ont pu faire et vivre juste parce qu’on ne veut pas paraître passéiste, trop traditionnel ou vieux jeu. Un plaisir peut-il être dépassé? Et même s’il l’était, pourquoi s’en passer si ça peut nous amuser! Commençons par les valeurs familiales et sociales qui semblent s’effacer de nos crânes et de nos cœurs au fil des années. Recevoir dans son foyer les gens qu’on aime, prendre de son temps pour eux, n’est-ce pas une des plus belles preuves d’appréciation qu’on peut donner? Coudre, réparer ou fabriquer des choses à la main, ce sont des choses que plusieurs d’entre nous ne savent pas faire, mais ce sont d’excellents exemples de liens entre le passé et le présent. Nos grands-parents le faisaient bien, et le faire aujourd’hui est considéré comme écologique! Dans la société dans laquelle on vit, on ne prend plus le temps de faire grand-chose puisque l’important est de faire ce qu’on a à faire le plus rapidement possible. On n’a clairement plus les priorités aux mêmes places. Pourquoi ne pas prendre quelques heures pour faire la cuisine par exemple? Lâchons la restauration rapide et les repas surgelés et concoctons de savoureux petits plats avec de vrais aliments! Et même si vous n’êtes pas un cordon bleu, vous pourriez être surpris par ce que vos dix doigts sont capables de faire avec un peu de motivation et d’aide d’un Louis-François Marcotte, d’un Ricardo ou de votre grand-mère (même si elle est un peu moins sexy que Louis-François!) Vous verrez bien, la bouffe maison, c’est réconfortant, meilleur et vous obtiendrez en prime la satisfaction d’avoir accompli quelque chose! Merveilleux, n’est-ce pas?! Parlant de grands-parents, j’ai assisté au cinquantième anniversaire de mariage des miens la fin de semaine dernière et j’ai été encore plus enchantée de découvrir le charme d’antan. C’est si beau un amour qui dure aussi longtemps en traversant les moments magiques autant qu’en affrontant les petits et gros problèmes de la vie. Ça donne le goût de retrouver les plaisirs que nos aïeux dégustaient. Ça donne le goût de faire un pique-nique en nature avec un panier en osier et une nappe à carreaux rouges et blancs. Ça donne le goût de faire de longues ballades, de regarder le soleil qui se couche en enflammant le ciel d’une couleur rose orangé. Ça donne le goût d’écouter du Aznavour et de danser joue contre joue, un peu maladroitement. Ça donne le goût de prendre des photos argentiques pour pouvoir les garder et avoir un support réel, pas seulement numérique! Ça donne le goût de fouiller dans le fond de nos tiroirs et de nos armoires pour retrouver d’anciennes photographies en sépia, des vieux souvenirs sans lesquels nous ne serions pas où nous sommes aujourd’hui. Ça donne le goût de regarder des vieux films en noir et blanc en dégustant une tasse de thé. Ça donne le goût de dégoter une table tournante pour écouter des vieux vinyles d’Elvis parce qu’Auto-tune, à un moment donné, ça commence à donner la nausée! Ça donne le goût de boire de la boisson gazeuse dans une bouteille en verre, ou un bon gros lait frappé à la vanille avec une cerise sur le dessus, juste après avoir changé la chanson d’un juke-box. J’ai peut-être un goût un peu trop prononcé pour tout ce qui est rétro, mais il y a certaines choses qu’on a malheureusement perdues à travers le temps. Par exemple, les nouvelles technologies et les nouveaux moyens de communication font perdre l’aspect poétique et esthétique de l’écriture manuscrite (et la qualité du français par le fait même). Où est passé le bonheur de recevoir ou d’envoyer une lettre écrite à la main? Ça fait certainement changement des courriels et des messages textes qui sont certes plus pratiques, je le concède, mais beaucoup moins personnalisés. Aurons-nous plus tard une bosse d’écriture au pouce et aux bouts des doigts à force d’utiliser un clavier au lieu d’un bon vieux crayon? Et que dire de la galanterie qui semble être considérée comme quelque chose de désuet et « quétaine » par certains? Sérieusement, quelle demoiselle ne serait pas séduite par un jeune homme qui lui ouvre les portes, qui lui offre son bras ou qui l’invite à danser tendrement sur un vieux tube de Sinatra? Je ne crois pourtant pas être née à la mauvaise époque. Au contraire, je crois que de nos jours, connaissant ce qu’il y avait avant notre ère et vivant dans une société où nous sommes supposés être libres de penser et d’être, c’est la meilleure période pour sélectionner ce qu’il y a eu de plus beau depuis des lustres et de le marier avec ce qu’on sait et ce qu’on possède aujourd’hui afin d’inventer un monde riche d’éclat, de bonheur et de fantaisie.







« Je ferais mieux d’aller choisir mon vocabulaire pour te plaire dans la langue de Molière. »- Charles Aznavour

Avec le temps...

C’est une des ses nombreuses nuits où je pense à ce que je recherche depuis toujours, à ce que je n’obtiens jamais et où j’ai le goût de crier au ciel : « Hey! Il serait temps, non?! » Puis, je me dis à moi-même : « Whoa! » (N’essayez pas, ça vous arrive de vous parler tous seuls vous aussi…) Quand est-ce qu’on va arrêter de se torturer avec ce qu’on n’a pas et ce qui ne fonctionne pas? Y a-t-il vraiment un temps pour chaque chose? Et si ce temps ne venait jamais? Parlons-en du temps! On dit souvent qu’on n’en a pas assez. Le temps c’est de l’argent ! Il ne faut pas perdre son temps! Est-ce qu’on peut vraiment perdre son temps? À ce que je sache, le temps passe et, techniquement, il va toujours avoir la même vitesse et la même durée. Une minute ne durera toujours qu’une minute. On ne peut pas perdre son temps, mais on peut le passer à faire quelque chose auquel on ne trouve aucun but, certes. Idée numéro un : au lieu de passer son temps à se plaindre que ce qu’on fait ne sert à rien, trouvons une utilité à chaque moment de notre vie! Vous êtes en train d’attendre l’autobus et vous croyez « perdre votre temps » ? Qu’à cela ne tienne! Profitez-en pour inventer une chanson, pour calculer combien de temps vous pouvez rester en équilibre sur une jambe, pour observer les gens autour de vous et les imaginer se transformant en personnages de comédie musicale, pour pratiquer votre intellect en faisant une optimisation de la quantité d’étudiants qui seront capables de s’entasser dans le prochain 7 comme dans un jeu de Tetris humain! Vous êtes seuls par une journée pluvieuse et ne savez quoi faire d’autre que d’actualiser votre page Facebook à toutes les deux minutes? Voilà une très belle occasion pour apprendre à jongler, pour aller faire un Gregory Charles de vous en essayant de jouer de tout ce qui émet un son dans votre maison ou pour aller vous faire un shampoing sous la pluie! Vous êtes dans un cours où vous comprenez déjà tout et vos collègues vous désespèrent? Regardez-les bien et rebaptisez-les selon leurs visages (hum, lui il a une face d’Anatole…) Exercez votre talent en langues et traduisez tout ce que votre enseignant explique (pour la millième fois!) Ou bien encore, faites enfin le ménage de votre étui à crayons (parce que celui de votre chambre est rendu peine perdue peut-être !) On a beau dire qu’on vit dans le moment présent, on ne sait pas trop ce que ça veut dire au fond. Vivre dans le moment présent, c’est bien sûr profiter de chaque instant qui passe, mais c’est aussi dans le présent qu’on construit l’avenir. Cependant, la plupart des gens ne comprennent pas cela. Combien d’étudiants ne vivent que pour leurs études, non pas parce qu’ils les aiment, mais parce que ça les mènera à quelque part plus tard? En revanche, combien d’autres prônent qu’ils se foutent du futur et qu’ils veulent seulement vivre maintenant? L’avenir est incertain et il le sera toujours. On ne peut pas connaître ce qu’on ne connaît pas déjà. Beau pléonasme vous allez dire? C’est quand même la logique des choses. L’avenir est inconnu. L’inconnu fait peur. Je ne sais pas ce qui m’arrivera ou ce que je vais être dans cinq ou dix ans? Je sais que certaines conventions sociales voudront que la plupart des gens de mon âge auront probablement une carrière, une famille et c’est certain qu’il y a quelques inquiétudes à avoir par rapport à tout cela. Néanmoins, j’ai compris dernièrement qu’il ne fallait pas être trop pressés par notre cheminement de vie. C’est bien d’avoir des ambitions, des rêves et des projets. C’est le carburant de notre avancement. C’est aussi bien de ne pas trop savoir où on s’en va. L’essentiel, c’est de trouver ce qui nous plaît le plus dans cette grande aventure et de bâtir notre vie en fonction de cela. Parfois, des événements arrivent de manière impromptue. Ces événements servent de pivots dans l’histoire de notre vie. Ces surprises peuvent nous déconcerter, nous troubler, nous faire douter, mais je crois que si elles existent, c’est pour enrichir notre vécu. Idée numéro deux : essayez de trouver plus d’une chose qui vous plaît et acceptez le changement. Les gens changent. Les temps changent. Prenons donc le temps de nous poser quelques questions qui nous permettront d’avancer à notre propre rythme et en étant nous-mêmes. Prenons donc une minute pour réfléchir pour pouvoir ensuite passer notre temps à faire ce qu’il y a de mieux pour nous. Si vous avez pris le temps de lire cet article, c’est déjà un bon début. Peut-être l’avez-vous lu juste à temps….




« C’est l’angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu’il fait. » - Jean-Pierre Jeunet

jeudi 18 novembre 2010

Telle est la question...


Chers lecteurs,

Après une pause de plusieurs mois remplis d’inspirations diverses, d’expériences farfelues, de hasards troublants et de réflexions profondes et confuses, je reviens en force avec une chronique qui dort probablement depuis longtemps au fond de mon inconscient, mais qui m’était incapable d’écrire jusqu’à aujourd’hui. Partie à la recherche de citations qui me serviraient de muses pour mon futur article sur le thème du doute, j’ai réalisé que le sujet était plutôt compliqué et que les intellectuels ne s’entendaient pas du tout sur ce qu’il fallait en penser. C’est alors que la « grosse question philosophique sale » se pose. Devons-nous douter ou ne pas douter? (Ne fuyez pas tout de suite! J’entends déjà vos cerveaux (et le mien par le fait même) qui appréhendent de sentir le brûlé après cette réflexion, mais courage! Nous vaincrons.) Tout dépend de la définition du doute à laquelle on pense. D’un côté, il est souhaitable de remettre en question le monde dans lequel nous vivons. Si nous ne doutions jamais de l’efficacité ou de la véracité de quoi que ce soit, il n’y aurait jamais de changement. L’humanité n’évoluerait pas. Il n’y aurait pas d’inventions ni d’innovations. Nous ne pouvons pas nous permettre de croire aveuglément tout ce qu’on nous dit ou tout ce qui semble accepté par la majorité. Tout système comporte des failles et c’est en se questionnant que nous pouvons les trouver et ainsi tenter d’améliorer la société dans laquelle nous vivons. Devrions-nous conserver nos traditions ou essayer à tout prix d’aller de l’avant? Le gouvernement nous aide-t-il vraiment ou se met-il sans arrêt dans l’embarras à nos dépens? Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils de vrais contestataires ou veulent-ils seulement en avoir l’air? Les Québécois sont-ils souverainistes par amour de leur culture ou par dégoût pour le reste du Canada? Le Canada considère-t-il le Québec comme une fierté de la diversité culturelle du pays ou comme son mouton noir? Suis-je obligée d’être d’accord avec l’opinion des gens que je fréquente? Sommes-nous gravement manipulés par les médias? Qu’est-ce qu’un bon citoyen? Qu’est-ce qu’on bon ami? Qu’est-ce qu’une bonne personne? S’interroger sur nous-mêmes, sur nos valeurs, sur l’attitude des gens de notre entourage, sur la signification de certaines choses, sur la véracité de certains faits, sur la logique et les réelles intentions de nos têtes politiques et sur le pouvoir de certaines instances ne peut que nous amener à une vision de la vie plus riche et plus réfléchie. Malheureusement, nous ne le faisons pas assez. Nous craignons de sortir de notre zone de confort décorée de vérités toutes faites qui nous ont été transmises depuis notre naissance. Cependant, est-ce que douter de tout est vraiment la solution au conformisme et à la paresse intellectuelle? N’y a-t-il pas certains points de la vie sur lesquels nous pouvons nous accrocher, nous construire des bases solides pour ériger la structure architecturale complexe qui définira qui nous sommes tout au long de notre existence? L’être humain étant en constant état de changement, il est normal qu’il vive quelques crises identitaires. Mais sur quoi pouvons-nous nous fier? La confiance et la croyance sont-elles des œuvres abstraites qui ne représentent finalement pas grand-chose? On dit que l’Homme a besoin de croire en quelque chose. Mais encore là, est-ce qu’une étude sociologique est une source sûre? Peut-on vraiment prouver quelque chose? Peut-être que oui. Peut-être que non. Bien que je soutienne qu’il soit primordial de se remettre en question, je crois qu’il est aussi important de pouvoir faire le bilan de toutes ces interrogations pour bâtir ses principes et ce qui nous servira de guide dans cette aventure rocambolesque qu’est la vie. Il ne faut pas avoir peur de réfléchir profondément, mais il faut aussi savoir faire la part des choses et utiliser nos expériences, nos observations et nos idées comme outils pour nous aider à vivre convenablement. Alors, devons-nous douter ou ne pas douter? Se poser la question est déjà un grand début.


« Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir. » -Henri Poincaré

lundi 29 mars 2010

La Guerre des sexes


Toi homme, moi femme. À l’âge des cavernes, peut-être que la société (si je peux me permettre de l’appeler comme cela malgré l’époque) fonctionnait de cette manière. Néanmoins, pourquoi y a-t-il encore des gens qui croient qu’un homme doit agir d’une certaine façon pour être un « vrai » homme et vice versa pour une femme? « Je ferais jamais ça, c’est pas viril! » Pourquoi est-ce que certaines actions semblent être réservées à un sexe ou à l’autre? Je concède qu’il y a certaines choses qui sont peut-être innées chez la femme comme l’écoute, la sensibilité, la maternité et l’esthétique. Et il pourrait y en avoir autant chez l’homme : la force, l’indifférence, la compétitivité et la mécanique, par exemple. Mais pourquoi est-ce que ce serait honteux qu’un individu du sexe opposé ait une ou plusieurs de ces aptitudes? Pourquoi est-ce que cela fait autant réagir quand une fille est capable de monter un meuble sans instruction ou qu’un garçon se déchaîne sur une piste de danse?

S’il fallait absolument trouver une réponse à ces questions, j’irais avec le phénomène de l’anormalité. Dès que quelque chose est hors du commun, on est choqués puisqu’on est habitués à voir certaines attitudes chez l’un ou l’autre des sexes. Les petits garçons jouent aux autos et les petites filles aux poupées. Déjà, si une gamine se met à jouer aux autos, cela semble moins grave que la situation inverse. Si, par malheur, un gamin se met à jouer aux poupées, on se met à paniquer et on tente de lui expliquer que ce n’est pas supposé être ainsi, par peur qu’il ne tombe dans l’enfer de l’homosexualité. Ridicule! Et que dire des hommes artistes? Un étudiant en cinéma ne peut être qu’un homosexuel voyons donc! Il y a aussi bien sûr le cas des danseurs! La danse, la musique populaire, le théâtre et tous les arts en général, ce n’est pas une affaire masculine, on le sait bien! Si ce n’est pas dans la norme de la masculinité, on ne veut pas le voir!

Au moins, du côté des dames, c’est moins pire. La plupart des gens sont moins dérangés par une demoiselle ayant les mêmes intérêts qu’un de ses compatriotes masculins. Cela n’a pas toujours été le cas, certes, et c’est probablement différent dans certaines cultures, mais depuis l’arrivée du féminisme, il y a beaucoup moins de discrimination envers la femme. On ne sera pas choqués par une femme qui exerce un métier d’homme. Cependant, la femme reste un objet sexuel et elle s’y met d’ailleurs de plus en plus jeune. Avec l’hypersexualisation des jeunes filles dans notre société, on se demande vraiment jusqu’où tout cela va aller. Les médias n’aident certainement pas en bourrant le crâne des jouvencelles de modèles dévergondés et de standards esthétiques beaucoup trop élevés. Et de la lingerie pour fillette, entre vous et moi, c’est quoi l’idée? Ces demoiselles à la sexualité développée trop tôt entraînent ensuite ces idées de perfection et de beauté erronées avec elles vers l’âge adulte où elles se retrouvent complexées et victimes d’une société aux normes irrationnelles.

Sérieusement, ces idées préconçues, ces stéréotypes du « mâle » et de la « femelle » me purgent. Je trouve insensé de critiquer une personne selon ce qui est normal de voir chez une femme ou chez un homme. Donc SVP, laissez vos préjugés au vestiaire et apprenez d’abord à connaître les gens en tant qu’êtres humains !

dimanche 24 janvier 2010

Comm' et rage







Du moment où on entre en contact avec le monde extérieur, la communication est souvent la chose qui peut nous sauver dans bien des situations. Personnellement, je crois que la communication est la clé passe-partout de la vie. C’est la base de toute chose. La meilleure façon de régler un conflit, d’obtenir des informations, de prendre des nouvelles, de faire réagir les gens, de les connaître ou de les comprendre, c’est bien de communiquer avec eux, non? Et il y a toujours des moments où on aimerait tant pouvoir s’exprimer comme on le veut, qu’il s’agisse de nos joies, nos peines ou nos frustrations. Ce n’est pas pour rien qu’il existe autant de langages différents dans le monde. Que ce soit en utilisant une langue ou un code, il y a toujours moyen de transmettre un message. Tant de malaises sont créés à cause de malentendus. Tant de problèmes sont liés à des informations erronées. Le MANQUE DE COMMUNICATION. Eh oui! Ce fameux malfaiteur qui peut entraîner tant de désagréments. C’est pourquoi il est primordial d’apprendre à bien communiquer. Dans tout réseau de communication, il est important de prendre en considération qu’au moins deux protagonistes sont essentiels : l’émetteur, celui qui envoie le message, et le récepteur, celui qui le reçoit. On l’entend souvent, l’écoute est très importante. Cependant, il n’est pas toujours tâche facile d’écouter convenablement et nous n’avons bien sûr pas tous le profil de l’oreille attentive. Néanmoins, je pense que nous avons tous la capacité de faire un petit effort lorsque la situation semble assez sérieuse. Et si vous êtes vraiment incapables de faire preuve d’écoute, voici un petit conseil : référer donc la personne à quelqu’un d’autre qui en a la capacité. Je suis certaine que votre interlocuteur appréciera votre geste et avouez que c’est une meilleure solution que de simplement laisser tomber. Et si on prenait la place de l’émetteur maintenant. Évidemment, certains individus sont plus aptes à parler en public que d’autres. Ces gens m’ont toujours fascinée. Cependant, je vous le rappelle, il existe plusieurs façons de communiquer. Prenez les médias, par exemple, qui sont divisés en trois grands champs : la presse écrite, la radio et la télévision. Trois méthodes distinctes de transmettre un message et qui influencent de façon considérable la société. Dirigeons-nous maintenant dans la vie de tous les jours. Ne connaissez-vous pas un voisin ou un ami qui se spécialise dans le « small-talk »? Parler pour parler. C’est une autre façon de communiquer et de tisser des liens même si parfois cela peut paraître inutile. Mais il n’y a pas que les mots qui comptent pour être un communicateur talentueux. La plus grande partie de la transmission d’un message d’une personne à une autre se fait par le langage corporel. Vous en avez probablement tous déjà entendu parlé. Par exemple, si votre interlocuteur se gratte le nez en vous parlant, il y a de fortes chances qu’il soit en train de vous mentir. Aussi, un homme ou une femme qui se met directement devant vous pour vous parler peut être un signe de confrontation. C’est pourquoi on doit porter une certaine attention aux gestes, autant qu’aux paroles. Communiquer, c’est d’abord transmettre un message en essayant le plus possible d’éviter le bruit (terme utilisé dans le domaine pour signifier une perte d’information), mais c’est aussi tenter de le faire d’une manière qui montre notre personnalité, notre vision du monde. Et parfois, c’est de cette manière qu’on découvre des gens qui nous ressemblent ou qu’on fait découvrir à d’autres des choses qui peuvent les aider, les émerveiller, les surprendre, les impressionner et même, d’une certaine manière, leur sauver la vie.

« La communication est aussi un élément indispensable à la vie. » - Bernard Werber

samedi 24 octobre 2009

Plus qu'une histoire de vampire et de loup-garou ...


La fascination. Selon le dictionnaire, il s’agit de l’ « action d’exercer un attrait irrésistible. » Sa définition semble adéquate pour ce que j’ai décidé d’avancer aujourd’hui. On a tous déjà éprouvé ce sentiment d’attraction qui fait que quelqu’un ou quelque chose nous plaît davantage que quelqu’un ou quelque chose d’autre. Mais la fascination serait le fait d’être attiré par quelque chose et de ne pas pouvoir y résister. Il est quand même incroyable de savoir qu’il existe une force si importante qui peut nous faire dévier de nos pensées routinières et nous mettre dans un genre d’état second qui se trouve entre le bien-être et le doute. Comprenez-vous ce que j’essaie d’expliquer? Avez-vous déjà ressenti de l’émerveillement face à un événement, une découverte ou une rencontre ? Sans doute. On peut expérimenter la fascination dans plusieurs aspects de notre vie. La situation la plus fréquente est probablement en amour. Lorsque deux personnes sont séduites l’une par l’autre et qu’elles ne savent pas trop pourquoi. Souvent, c’est parce qu’elles semblent faire partie de mondes différents, mais le contraire est également possible. Lorsqu’une personne que l’on connaît nous ressemble émotionnellement ou intellectuellement à un point qui en est presque troublant. Certains appellent ça une « âme sœur ». Cependant, le terme « âme sœur » peut être utilisé même lorsqu’il ne s’agit pas d’une relation amoureuse. Cette personne peut être votre frère ou votre sœur, votre meilleur ami ou même une nouvelle connaissance. Parfois, c’est la ressemblance qui nous fascine; d’autres fois, c’est le nouveau, ce qui est différent. La vie nous apporte souvent bien des surprises, des choses étonnantes, impressionnantes. On peut être fasciné par un spectacle, une conférence, une nouvelle découverte. N’avez-vous jamais assisté à une présentation où le génie artistique s’entremêle à merveille avec l’innovation? N’avez-vous jamais été captivé par ce qu’un passionné avait à dire sur son métier, sa vie, ses buts et ses rêves? Est-il si inconcevable qu’on puisse être incroyablement impressionné par quelque chose ou quelqu’un sans que ce soit malsain? Je crois que oui. Mais bien sûr, la fascination a ses mauvais côtés. Lorsqu’on idéalise trop, on peut parfois être déçu une fois qu’on se rend compte que notre vision de quelque chose est erronée. Il faut savoir doser ses rêveries et sa fascination pour ne pas tomber dans certains pièges et se faire du mal. Toutefois, nous avons tous le droit de rêver, d’admirer, et d’être émerveillés devant tout ce que la vie nous amène. Nous sommes tous humains et cela fait partie de notre nature.


«La fascination a ceci d'extraordinaire qu'elle ne s'embarasse d'aucun interdit. Aucun jugement de valeur.» - Rajae Benchemsi

dimanche 18 octobre 2009

Ça change pas le monde, sauf que...


On se demande souvent ce qu’on ferait pour avoir des millions de dollars. On se demande aussi fréquemment ce qu’on ferait si on gagnait des millions de dollars. Bien sûr, on a besoin d’argent pour acheter ce dont on a besoin et pour nous rendre la vie plus facile la plupart du temps. Par exemple, certaines personnes se sentiront valorisées en ayant une grande demeure luxueuse, un écran géant qui permet de se sentir comme au cinéma, une voiture ultraperformante qui ne se brise pas à tout bout de champs et dans laquelle ils sont fiers de se balader. L’argent peut être considéré comme nécessaire pour être bien dans la société où nous vivons. Cependant, il existe aussi d’autres types de richesse qui sont moins matérialistes. Peu importe l’argent que vous avez, rien ne prouve que vous possédez la richesse intellectuelle, la richesse émotionnelle, la richesse sociale, ou toute autre richesse qui n’est pas directement reliée à la grosseur de votre compte de banque. Il y a des choses qui ne peuvent pas s’acheter. Le talent, par exemple. Qui dit que la personne la plus riche du monde est aussi la plus talentueuse? L’artiste qui commence sa carrière n’a pas gagné son talent grâce à l’argent. Mais au contraire, il peut exploiter ce talent pour obtenir de l’argent. Et si un jeune étudiant qui vient d’atteindre la majorité et gagne le gros lot à la loterie décide de quitter ses études, rien ne peut garantir qu’il aura un bel avenir s’il n’acquiert pas les connaissances nécessaires à la richesse intellectuelle. On ne peut également pas toujours acheter des expériences de vie. Évidemment, si vous voulez faire le tour du monde, ou sauter en parachute, par exemple, vous devrez débourser un bon montant. Par contre, si un jeune millionnaire décide d’arrêter de travailler et de ne plus rien faire puisqu’il a déjà tout l’argent qu’il veut, il lui manquera certainement plusieurs aspects dans l’apprentissage de la vie. Il se peut que sa richesse sociale, c’est-à-dire ses relations avec les autres, en « mange un coup ». Tout ce que nous faisons dans la vie peut nous apprendre bien des choses et nous aider dans notre avenir. D’après moi, ceux qui croient pouvoir avoir tout ce dont ils ont besoin et tout ce qu’ils veulent avec de l’argent ont tort. On n’achète pas la personnalité, on n’achète pas l’amour, on n’achète pas le talent, on n’achète pas l’intelligence, on n’achète pas la paix d’esprit, on ne peut pas tout acheter dans la vie. Bien sûr, une petite virée de magasinage fait toujours du bien. On croit peut-être que consommer permettra un jour de combler ce vide que nous ressentons souvent à l’intérieur de nous. . La consommation ne fait que masquer temporairement ce mal de vivre. Et lorsqu’on fait des dons de charité, serait-ce pour se convaincre qu’on n’est pas si égoïstes qu’on en a l’air? La vérité est que tout cela n’est qu’une illusion. Pour réussir sa vie, ça ne prend pas que de l’argent. Ça prend de la volonté, de la persévérance, de la personnalité. Et acquérir des expériences de vie ne sera jamais aussi facile que de glisser sa carte dans une fente…